La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.

   Milan Kundera

 

alors que le jour1

Ma mémoire s’estompe lentement

Dans le silence de plomb…

Les souvenirs parcourent d’invisibles chemins

Ailleurs.. où l’air devient léger….

Où les mots sont suspendus aux étoiles…

Je regarde s’évanouir les ombres

Le soleil effiloche la lumière

Alors que le jour s’efface…

Instant de dérive

Sur les pierres ocres.

La terre se déchire..

Et les heures sont suspendues

Dans ce silence figé…

Complice…

L’espoir s’épuise entre ombre et lumière

Dans ce ciel qui sombre et se tait…

Soleil contre terre

Heure après heure

Livrant un combat sans fin…

L’attente toujours..

Aveugle.. Immobile..

Ma vie est suspendue

Dans ce vide du temps….

J’écorche mes mots à l’espoir

Sur les pierres du chemin de fuite

Qui jonchent ma mémoire.

 

alors que le jour2