L’amour, c’est l’absolu, c’est l’infini ; la vie, c’est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds déchirements  de l’homme quand l’amour s’introduit dans la vie. Elle n’est pas assez grande pour le contenir.

Victor Hugo

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Là…

Au seuil de l’errance,

D’un pas de vague incertitude

J’avance dans l’oubli

Les heures sont exclues.

Mes yeux ont oublié les couleurs…

La lumière se délite

Sur les pentes chaudes des alentours

La terre à vif

Lacérée par l’usure

Expire…

Argile rouge

Couleur de révolte

Ruines

En tas

Dans le bleu des chardons

Et le mordoré du ciel…

Lente respiration

Du temps futur

Souffle d’une vie moribonde

Qui se referme sur un déchirement

L’ombre se meurt

Et brûle mes mots

Le silence tisse son épaisseur

Sur la garrigue bleue

Tout est silence

Et absence

Brutal instant

Dans cette immobilité…

Le rêve puissant écho plaintif

Survit dans ce jour sans ombre

Et le vent… Impatient

Face au silence se résigne…

Dans ce présent qui songe

L’immobilité devient révolte…

La terre  se meurt…

 

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