Dune et océan

17 mai 2012

Sur la toile de l'absurde

L’amour est fait du désir de comprendre et bientôt, à force d’échecs répétés, ce désir meurt, et l’amour meurt aussi, à moins qu’il ne devienne cette affection pénible, cette fidélité, cette pitié..

Graham Greene

06

 

Dans un battement d’eLLe

Le ciel s’effiloche, crève son abcès

La pluie commence à strier l’air

Infiltrant chaque repli de la terre

Qui se gonfle en une respiration

Et dégouline en flaques grises

La lumière s’égare, et se découd

Sur le canevas des possibles

Sur dans la toile de l’ absurde

Un cœur déchiré battant des ailes

Se prend à rêver d’envol énamouré

Mais les gouttes de pluie s’accrochent

Engluant ses plumes en errance

Danses sensuelles de l’eau

Qui transperce ce corps en abandon

De silences devenus vacarmes

Le cœur palpite encore un peu

S’agite en brusques soubresauts

Un silex en pointe dans le flanc

Il se meurt dans la tristesse d’un caniveau

Empreinte d’amants voulant l’éternité

Les effluves se répandent sur le pavé

Traîtresse la pluie lave son espoir

Infiltrant ce cœur d’amours torturés

Une pluie fine et lancinante

Et si dense dans son silence

Infiltre son ornière jusqu’à en diluer

Toutes certitudes qui résisteraient

Passager amnésique de la rue

Dans ce caniveau baigné de pleurs

La pénombre complice estompe sa douleur

Comme un cœur en hiver

Il se meurt dans un dernier battement d’eLLe

MicheLLe

 

reflets bx sous la pluie

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06 mai 2012

Le vent de l'oubli...

Epargne-toi du moins le tourment de la haine

A défaut du pardon, laisse venir l’oubli

Alfred de Musset

amnésie0

Amnésie...
Le temps est décompté
Le sablier s’écoule impassible
Sans espoir d’un ailleurs Et s’éteint dans les poussières
D’une lune pâle.
Les étoiles se font filantes
Sous ce crépuscule
Qui lentement ondule
Déroulant sa noire silhouette.
Confidence dans à la nuit
Dont le souffle invisible creuse le sillon
De la terre à l’outre-tombe
Le vent de l’oubli se lève
Tournant les pages
Dont les mots s’arrachent
Devenant poussières
Effaçant les empreintes du chemin
Un écho emporte la voix
Césure intense qui déchire
La nue vie…
Amnésie…
Le sommeil vient dans ce fracas
Inconscience…
Les mots s’effacent machiavéliques
Comme écrits à l’encre sympathique
Messages cryptés, impossible à décoder
Le décor s’effrite et s’effondre
Gouffre qui transperce la pénombre

 

amnésie1

 

Oubli… amnésie
Les nuits de froidure annoncent
Un temps en instance
En absence, sans embrasement
Sans nuance
Un temps d’abstinence
De décomposition, de moisissure
Brume évaporée, illusion
Où le temps se vide de l’essentiel
Où les mots cherchent un dernier souffle
Dans un air raréfié
La corde du silence se tend
A se rompre
L’eau des mots se tarit
Le silence se nourrit de lui-même
Et se décompose
Voyage vers l’obscur
Goutte-à-goutte anesthésiant
Entre oubli et silence
Distance et indifférence
Torture et arrogance
Abandon et oubli
Amnésie

 

amnésie2

 

 

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24 avril 2012

Au bord des larmes se cachent mes souvenirs

Souvent, le cœur se fatigue de voir que jamais vie et rêve ne concordent.
Nils Collet Vogt

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.

Comme un vaisseau fantôme, elle a surgi

Dans  cette tempête, je chavire… Tout devient  irréel

Je laisse échapper mes rêves, l’instant vacille

Ce cri lancé me revient comme un écho du passé.

Je tremble et ce n’est pas de froid…

Je me réveille dans le souffle de mes mots songes.

Tout devient flou, esquisse d’un souvenir

Gommé du regard, effacé du cœur.

Devant cette porte je ravale mes mots

Plus que je ne les crie, ils résonnent au fond de moi

Au bord des larmes se cachent mes souvenirs

Des silences devenus vacarmes, sonnent à mon cœur qui se glace

 Un cri lancé aux étoiles pour qu'elles brillent encore

Un arbre isolé dans la ville, un banc perdu où déposer mes larmes,

C'est un ciel gris d'orage, quelques cailloux au bord d'un lac,

Un rose baiser sur les jours, si la vie pouvait être sucrée,

C'est une porte au loquet rouillé où l'on ne frappe plus,

Une ville, des ruelles vides où le silence a fait sa place,

Quelques griffures laissées au creux, là pour mieux pardonner...

C'est  cet amour à fleur de peau et jamais renié,

Le mien est devant cette porte

Où est la ville…. quel est son nom... ??

Tout est  flou….

Et les arbres sur la place pleurent des feuilles

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12 avril 2012

L'amitié... c'est...ou la rose fugueuse

La grande différence entre l’amour et l”amitié, c’est qu’il  ne peut y avoir d’amitié sans réciprocité

Michel Tournier

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-Ouf… quel voyage…Je viens d’un autre monde… je me suis évadée cette nuit...  Ce soir mon Petit prince a oublié de mettre le  globe de verre…j’ai entendu les grelots du mouton.... J’ai eu si peur qu’il me dévore…ce n’est pas avec mes quatre épines que je pouvais me défendre... mais le vent s’est levé... je me suis concentrée sur une étoile et je me suis envolée… Les jours ont passés... ...voyons… défroissons les plis de ma robe... secouons lentement mes feuilles…et...

Mais qui êtres vous ? Reculez... ou je vous griffe... !!

 -Quelle arrogance… vous êtes chez moi !

 -Ah…  vous êtes si pale…seriez vous malade…. ? Je ne supporte pas les courants d’air vous savez…

 --Dans cette serre vous ne craignez rien… mais ce n’est pas votre place… ici c’est la serre des orchida...

 

r&o1

.

 -Des quoi...? ;  Votre robe est si …. Et votre parfum si….  Et...

 -Je suis une fleur exotique…  et très rare… pour la reine des fleurs… vous me paraissez assez sotte derrière ces froufrous de soie rouge et ce parfum subtil...  oui...  vous êtes sotte...!

-Je ne  vous permets   pas… je suis une rOse !

-Oui une rOse… vous ne savez même pas quelle rOse vous êtes il y a des milliers de rOses... 

-Puisque vous êtes si savantes… Quel est mon nom...? un nom de reine bien sûr !!!

-Vous êtes tout simplement …

-Comment tout simplement…

 -Oh décidemment... en plus d’être sotte vous êtes prétentieuse !!

De toute façon quand Monsieur vous découvrira dans sa serre... je ne donne pas cher de vos précieux pétales…

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 -je… je ... suis désolée... pardonnez-moi… j’ai été si seule pendant des années ... mon Prince m’aimait…oui… de cela j’en suis sûre... mais je m’ennuyais à mourir...

 -Vous n’allez pas pleurnicher… ??

-Je… on ne m’a  rien appris... oui... je suis sotte... vous pouvez m’aider…apprenez-moi...ensuite je partirai…

-Et vous irez où…. Mademoiselle ?

 -Je…

 

-Restez parmi nous… nous apprendrons à nous connaître et peut-être un jour... deviendrons-nous des amies

-Oh... oui des amies…

 Mais qu’est-ce qu’une amie ?

 -Une amie…c’est…

 

 

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08 avril 2012

Est-ce-que la maman d’un œuf en chocolat …c’est une poule en chocolat…?

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Bon week-end de Pâques à toutes et tous

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Pour les gourmandes et gourmands

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21 mars 2012

Le fil de l'invisible...

 Voici que fuit, loin, on ne sait vers où une note : comme une conclusion… ”

Rainer Maria Rilke

 

fil de l'invisible1

 

Sur la grève déserte

Le fil de l’invisible se tisse dans les filets de brume

Comme un voile d’illusions

Les pins engourdis du froid de la nuit

Sous les baisers du vent s’enlacent

La lumière se pose dans le matin d’ardoise

Vapeurs  éthérées dessinant des mirages

Les vagues engourdies secrètes et mystérieuses

Emportent dans les frissons d’écume

Les reflets dorés des étoiles qui s’endorment

Vertige du silence dans les plis de l’aube

Le vent s’est levé sur la dune

Et dans un souffle indécis

Ebouriffent les herbes sauvages

La houle ourle les vagues d’écume

Qui se déposent en caresses salées

Sur le sable doré  qui frémit de plaisir

Les rêves s’envolent…point de suspension

Bousculant les interrogations

Déshabillant les parenthèses

En vagues de jouissance

D’un instant éphémère qui se veut éternel

 

fil de l'invisible3

 

         MicheLLe

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16 mars 2012

Les anges pleurent ce soir...

Pleure : les larmes sont les pétales du cœur

Paul Eluard

 

Photo 058

 

La fontaine de la place pleure dans la nuit

Des chevaux crachent leur écume

Que le vent emporte….

Des notes en gouttes de pluie

Et l’eau coule à travers les traces perdues

Des rêves à bout de souffle

Déchirure dans la toile des heures

Un rideau de larmes sur l’onde des mots

Et l’envol vers l’ombre dans ce royaume

Où demeure l’oubli …

En sceptre chimérique

La lumière chavire, se fragmente,

Se dissout, et ondule

Dans un kaléidoscope sans couleur

Photo 473

 

Le temps pleure ce soir

Sous mes paupières mi-closes

Un palankin de larmes

Torrent intarissable d’un cœur

Inondé d’une détresse silencieuse

Larmes… bulles fragiles

Qui éclatent et se brisent

Sur des rivages perdus

Parures de perles scintillant sous la lune

Eau des secrets…des ronds dans l’eau

Sur la fontaine de la place

Les chevaux crachent leur écume

Et les anges pleurent ce soir

Photo 065

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08 mars 2012

Fragile...

Apprendre d’hier, vivre aujourd’hui, espérer pour demain.

Le plus important est de ne jamais cesser de s'interroger

Albert Einstein

a

 

Fragile

Dans les poussières du soleil

 A l’ombre des songes

Le temps suspend sa course

Souffle silencieux d’une feuille

 Qui froisse ses nervures

Sous les morsures du froid

Et s’envole comme un papillon

Silencieux dans un tourbillon

Point d’aile pour la

Dans sa robe de guipure

 Le vent fou s’engouffre

Elle frissonne, s’abandonne

Inconsciente frivole

 Et sur la dune s’échoue

 Le givre se prend dans ses dentelles

 Et dans un corset rigide l’enferme

Les oyats dans le silence murmurent

Une plainte… un requiem

A l’heure où la nuit expire

Le jour se lève… un autre jour

jour adagio

 

Fragile

 

b

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19 février 2012

Venise et vous....

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Venise est une ville de passion: c’est une ville pour les lunes de miel  ou pour les ruptures

Alfred Capus

 

 venise1

 

Venise et vous

Mots troussés

Sous la crinoline

Des pages blanches.

Baisers volés

Sous le loup du carnaval

Venise libertine tu me grises ...

Caresses brûlantes

Délaçant un corset...

Du bal du crépuscule

Aux tarentelles de l'aube

Je suis à  Vous.

Venise libertine tu me chavires ...

Ne retirez pas

Votre main

Instrument de volupté

De mon sein...

Tourment de vivre

Avoir conscience

De ce pouvoir...

Je suis votre putain,

Sous la morsure

De vos lèvres...

 

 

venise22 

 

 Brisez les chaînes

Qui retiennent

Mon souffle

Suspendu au votre.

Tourbillons de mes nuits

De feu

Déposséder

Du désir

D'exister

Venise libertine tu me hantes ...

Et j’entends encore

Venant de  La Ca' Vendramin Calergi

Les derniers accords de Parsifal

Je me noie dans les reflets

De l’Aqua alta…

Le soleil se meurt

Dans la poussière

De fièvre de tes fêtes

De Burano à Murano

Je bois  la passion

Qu'à ma bouche

Vous offrez

Je vous aime

Vous et Venise

La sérenissime

La sérenissime

venise3 

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25 janvier 2012

Voyage .....au gré du vent....

Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine… Elle est mortelle.

Paulo Coelho

 

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Comme une  voile blanche faseyant au fil du temps

La lune s’accroche encore aux rêves

Dans ce matin d’ivresse au tiède parfum

Lovée dans le souvenir de la nuit

La lumière se fait légère et transparence

Derrière les rideaux frissonnant dans la brise

J’écris dans l’épuisement du rêve

Temps d’écriture perdu dans l’alchimie

Des heures dérobées à la nuit

Lignes inépuisables diffusant en silence

Un ruban de soie rouge d’encre

Transparence de la lumière

Les ombres dansent et  déforment

Et déchirent le silence de la nuit

Un ballet d’ombres s’agitent

L’empreinte de ce jour semble éternelle…

Un bleu mêlé d’encre indigo…..et…

voile2

C’est un voyage de notes….trois petites notes de musique…confidences venues du cœur et une voix qui murmure en rythme des mots…sans temps… des mots qui ont livré bataille face au vent et qui tanguent comme des chaloupes endormies  seules contre les flancs des bateaux

 

voile3

Le crépuscule pleure des larmes couleurs de sang

Dans le bleu du ciel

Instants singuliers…fugaces

Dérive…de l’oubli…à l’abandon

Le silence arrive à pas feutrés

Un frôlement en suspens

Feuilles à feuilles abandonné

Laissant d’impalpables vides

Libérant l’onde des mots

Une transparence au-delà des apparences

De sentiments qui enlacés d’un à l’autre

Créent la sublimation

Cette absolue infinitude

La porte vers l’ailleurs s’ouvre sur l’horizon…..

Comme une  voile blanche faseyant au fil du temps

voile1

 

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